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Le jour de la rentrée scolaire, on m’annonce que je vais m’occuper de 2 enfants dont Mathis qui m’est présenté comme un enfant souffrant de trouble de l’attention et utilisant un ordinateur en classe : résumé très succinct et à des années lumières de la dyspraxie.
Donc sans formation préalable, je découvre de plein fouet la dyspraxie.
Je ne vous cacherai pas que les débuts furent difficiles voire catastrophiques car sans formation adéquate (je sais, je me répète encore une fois mais si j’insiste autant c’est que pour moi c’est un véritable problème dans la fonction d’avs) je ne savais pas du tout comment travailler avec Mathis.
Ma formation est donc venue uniquement de la maman de Mathis et des documents qu’elle m’a remis en début d’année.
La découverte de ce site fut aussi pour moi un vrai déclic : la lecture des témoignages, du parcours réalisé par cet enfant et sa famille…
Il m’a permis de mieux comprendre la situation et de l’aborder différemment.
Donc je vous laisse imaginer ce qu’aurait pu être la situation sans l’investissement et l’aide apportée par sa maman tout au long de l’année (exercices, leçons, évaluations mis dans l’ordinateur de Mathis, parfois du jour au lendemain…) : désastreuse.
Et dans une classe sans avs, quel serait le choix se présentant à l'enseignant : négliger les uns au bénéfice d'un autre et vice-versa. Car même avec la meilleure volonté du monde, l'enseignant ne peut être perpétuellement auprès de Mathis. Il a aussi une vingtaine d'autres élèves et un programme à suivre.
Mais ce n’est pas tout, en découvrant la dyspraxie, j’ai aussi fait la connaissance d’un "petit garçon " attachant, très curieux, ouvert sur les autres et avec un certain sens de l’humour.
On demande d’intégrer les enfants en situation de handicap. Mais n’oublions pas que les enseignants chargés d’accueillir ces enfants n’auront pas forcément un effectif réduit.
La présence d’une avs me semble donc indispensable au bon fonctionnement d’une intégration. Car quelque soit la situation, ces enseignants ne peuvent se consacrer uniquement à l’élève intégré au détriment du reste de la classe et réciproquement les enseignants ne peuvent se consacrer au reste de la classe au détriment de l’élève intégré en espérant que ce dernier suive comme les autres.
Dans le cas de Mathis, ma présence au sein de la classe fut plus qu’indispensable. Elle a permis d’effectuer une plus grande quantité de travail (quantité très fluctuante en mon absence) mais aussi de canaliser son agitation et d’améliorer son attention en le remettant dans la tache lorsque cela s’avérait nécessaire, ou alors de nous isoler, au calme (chose que l’enseignant ne peut se permettre). Sans cela, les capacités de Mathis n’auraient pas pu être évaluées à leur juste valeur.
Quoiqu’il en soit une intégration ne peut-être réussie sans une bonne collaboration entre l’enseignant et l’avs.
Mais dans le cas présent, je dirai que cette intégration n’aurait pas pu être réussie sans l’investissement, l’aide et le soutien apportés par la maman de Mathis.