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Un bébé adorable et tranquille qui a régurgité énormément jusqu’à ses 2 ans ½.
Nous avons été stressés par son retard dans l’acquisition de la position assise, surtout par notre entourage, les gens ont le don de vous faire porter leur stress quand ils ne peuvent pas le gérer !
Notre fils s’est donc assis à 10 mois (nous avons tous de grosses têtes dans cette famille, mais pour un bébé frêle dont le poids de naissance était de 2,6 kg c’était difficile à porter assis) et il a marché à 20 mois.
En revanche, ce qui m’a toujours plus interpellée et inquiétée, c’était son manque d’équilibre: on ne pouvait le confier à personne, la moindre chose par terre le faisait trébucher et tomber (aucun réflexe pour lever les pieds), ce qui m’a valu de penser qu’il n’y voyait pas bien. L’ophtalmologue de l’époque spécialisé pour les enfants ne remarque rien.
Son autonomie dans un escalier a été très tardive, à 6 ans il ne descendait toujours pas un escalier de manière alternée (ce qui a toujours été un stress quand nous osions enfin le confier).
Vers 4-5 ans, nous avons fait beaucoup de jeux ensemble afin de faire progresser sa motricité et de son équilibre, le psychomotricien du moment nous a beaucoup guidé.
L’apprentissage du vélo à 3 roues n’a pas été difficile contrairement a ce que nous pensions.
Très très difficile, graphisme épouvantable, pas de coloriage, pas de dessin, pas de découpage, vissage/dévissage impossible.
J’ai inventé mille jeux, mille fiches, glanées des fiches sur internet afin de trouver des choses graphiques susceptibles de le faire progresser (voir la rubrique « jeux, apprentissages, livres »).
Le psychomotricien nous a donné chaque fois les axes de rééducation sur lequel le faire travailler que nous refaisions à la maison sans relâche, quel courage pour lui avec le recul !
il n’a jamais babillé comme sa sœur et son frère plus tard, mais quand il s’agit du premier vous n’y prêtez pas plus attention que ça.
A son entrée en maternelle, nous étions les seuls à le comprendre et encore pas toujours, à la fin de grande section tout n’était pas encore fluide et nous lui servions encore trop souvent de traducteurs.
Aucune autonomie pour les repas.
A 3-4 ans il avait beaucoup de mal à piquer ses aliments, pouvait renverser 5 fois son verre durant le même repas et se levait sans cesse. Nous l’avons repris sans relâche à tous les repas, mais encore fallait-il que sa nounou de l’époque fasse de même!
Nous l’avons habillé tous les matins et déshabillé tous les soirs, il était incapable de le faire.
Acquise de jour une semaine après la rentrée scolaire de petite section (3 ans) et de nuit à 4 ans ½.
Aucune autonomie pour s’essuyer aux toilettes jusqu’à l’âge de 7 ans.
Il était aussi difficile de le confier pour le bain, quand vous expliquez sans être comprise qu’ils ont un équilibre incertain et qu’il faut les aider à se tenir quand ils lèvent un pied, que mettre la tête en arrière les déstabilisent.
Il a eu (jusqu’à 7 ans) beaucoup de mal à se laver les mains seul parce qu’il n’arrivait pas à frotter ses mains l’une contre l’autre.
Indispensable pendant toute la durée de la maternelle.
C’était un petit garçon très sage mais qui n’arrêtait pas de changer d’activités toutes les 3 secondes sans jouer avec rien, épuisant! Son jeu préféré étant de tout sortir.
Dès 2 ans il a toujours adoré écouter de la musique, il aimait être dans sa chambre seul avec de la musique (même dans son parc plus petit).
De 3 ans à 6 ans, il a suivi des cours d’éveil musical à domicile avec d’autres enfants, il adorait ça, même si son problème de langage le limitait dans l’apprentissage des chansons.
Nous lisions beaucoup de livres mais il était impossible de faire des jeux de société car son pouvoir de concentration était de 2 min, il changeait sans arrêt d’activités, son activité favorite étant de sortir tous les jeux de sa chambre. Rien ne fixait son attention plus de 2 minutes, même pas un dessin animé que les autres enfants adorent regarder au même âge.
Il détestait le bruit et pourtant il a été capable très longtemps d’en engendrer énormément en fonction de son degré de fatigue.
Son niveau sonore avait grandement augmenté en grande section, nous nous sommes aperçus qu’il avait 40% de perte d’audition sur les 2 oreilles après consultation d’un ORL de notre propre initiative (il faut toujours suivre son instinct !). Cette perte d’audition a été traitée par la mise en place de yoyos, ce qui l’a fait beaucoup progresser en langage évidemment.